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1 mars 2013

à voir / à revoir

La mort aux trousses (North by northwest) / Alfred Hitchcock


La bande annonce originale (sous-titrée)
http://www.youtube.com/watch?v=TpHxO7XhWZ0

Film fameux s'il en est, La mort aux trousses est issu de la collaboration du réalisateur avec le scénariste Ernest Lehman qui voulait écrire "le film d'Hitchcock qui mettrait un point final à tous les films d'Hitchcock".
En contrat alors avec la MGM, le réalisateur anglais doit encore un film au studio et est censé tourner l'adaptation d'un roman, The Wreck of the Mary Deare. Ce film là ne verra jamais le jour, en tout cas pas tourné par Hitchcock. C'est un film d'espionnage autour d'un espion qui n'existe pas que Hitch et Lehman vont créer ensemble.

Le publicitaire new-yorkais Roger Thornhill (Cary Grant) mène une vie tranquille ; comme il aime à le dire, il a "une secrétaire, une mère, deux ex-femmes et plusieurs barmen" qui dépendent de lui. Il est pris par erreur pour l'espion George Kaplan par la bande de Philip Vandamm (James Mason). Il se voit tour à tour enlevé, enivré, presque assassiné, accusé lui même d'avoir assassiné un diplomate, en fuite, rencontre une blonde dans un train (Eva Marie Saint), encore presque assassiné en plein désert par un avion, menacé à nouveau par la bande à Vandamm, malmené dans une vente aux enchères, tirer dessus par la blonde mais pour de faux, poursuivi sur le monument du Mont Rushmore, avant de s'en sortir, indemne, et d'épouser la blonde hitchockienne...

http://www.youtube.com/watch?v=Tkgl4UZLCbo

Voici résumé à la hache les péripéties bien connues de ce film d'anthologie. Mais qu'on ne s'y trompe pas, les thèmes chers à Hitchcock sont bien là derrière les coups de théâtre de l'intrigue : faux-semblants, fausses-pistes, erreurs sur les identités, et surtout le fameux "Mac Guffin" cher à Hitchcock. Le réalisateur désignait par ce terme l’objet bien réel de la quête mais qui en réalité n'a aucun intérêt par rapport à l'intrigue... un peu comme la statuette du Faucon maltais, mais ceci est une autre histoire !

Le film est aussi célèbre pour son générique, réalisé par le graphiste Saul Bass : ceclui-ci conçoit des affiches et des génériques pour le cinéma dont XX pour Hitchcock. Il invente notamment un type nouveau de typographie cinétique, oeuvre révolutionnaire qui voit le générique devenir partie intégrante du film lui même

http://www.youtube.com/watch?v=jIlqatMQSgI


Enfin, on y découvre un Hitchcock coquin et taquin qui détourne la censure prude du cinéma hollywoodien des années 50 toujours marqué par le code Hays dans la séquence finale : alors que la scène précédente se termine sur la chute d'Eve du haut des statues du Mont Rushmore, et Roger Thornhill qui la rattrape in extremis par la main, cette dernière scène enchaîne par le même Roger aidant la même Eve à monter sur la couchette du train. Devant l'insistance des producteurs à mettre dans la bouche de Cary Grant une réplique indiquant qu'il va épouser sa compagne, et irrité par ce respect des convenances, Hitchcock décide d'introduire le plan symbolique du train s'engouffrant dans le tunnel.

http://www.youtube.com/watch?v=DPt-4Nwght0

Pour aller plus loin :

le scénario (bilingue) d'Ernest Lehman
une courte mais passionnante analyse du film
Autour d'Alfred d'Hitchcock :
- Hitchcock par Hitchcock
- Alfred Hitchcock, une vie d'ombres et de lumière, P. McGilligan
- Hitchcock, biographie, filmographie illustrée, analyse critique, P. Brion
- Hitchcock / Truffaut, entretiens

Une biographie de Cary Grant :
Grant, F.X. Feeney
Les musiques de Bernard Herrmann pour les films d'Hitchcock






19 novembre 2012

Cap sur le cinéma italien contemporain (2e partie)

d'autres titres à découvrir dans nos collections...


L'Eté où j'ai grandi / réalisé par Gabriele Salvatores (2004)
D'après le roman de Niccolo Ammaniti.
Pendant l'été dans le sud de l'Italie, Michele, 10 ans, tombe par hasard sur un ancien bunker. Curieux, il l'explore, et y découvre un effroyable secret. Pour Michele, tout le monde est désormais suspect d'être impliqué dans cet odieux crime qui a bouleversé l'Italie. Son monde d'insouciance bascule à jamais...




Romanzo criminale / réalisé par Michele Placido (2005)
D'après le roman de Giancarlo De Cataldo
1975. Le Libanais a un rêve : conquérir Rome. Pour réaliser cette entreprise sans précédent, il met en place une organisation criminelle sans pitié. Pendant 25 ans elle se développera et son histoire sera indubitablement liée à la période la plus noire que l'Italie ait connue ces années-là : terrorisme, enlèvements et corruption au plus haut niveau politique. L'inspecteur Scialoia ne cessera de traquer cette organisation, tout en conquérant le coeur de Patricia, la femme de l'un d'entre eux.


Le Tigre et la neige / écrit et réalisé par Roberto Benigni (2005)
Attilio est poète et, comme tous les poètes, c'est un grand rêveur. Chaque nuit, il fait le même rêve, celui où la femme idéale lui parle d'amour. Et voilà qu'il la rencontre, la femme de ses rêves, en chair et en os au cours d'une conférence d'un ami irakien ! Pas une minute à perdre pour la séduire. Mais Vittoria semble inaccessible et s'évapore dans la nuit. Quand Attilio apprend que Vittoria a disparu lors de son voyage en Irak, il décide d'aller la retrouver envers et contre tout ...



Tornando a casa / écrit et réalisé par Vincenzo Marra (2001)
Prix du meilleur film à la semaine de la critique Mostra de Venise 2001
Grand Prix festival d'Annecy Cinéma italien 2001
Dans la mer de Sicile, un groupe de pêcheurs napolitains poussés par leur capitaine pénêtre clandestinement dans les eaux territoriales africaines. Au péril de leurs vies, ils tentent ainsi d'améliorer leur minable ordinaire. Après avoir échappé à la police tunisienne, ils décident de retourner chez eux, près de Naples.




Vento di terra / écrit et réalisé par Vincenzo Marra (2005)
Âgé de 18 ans, Enzo vit avec sa famille à Secondigliano, une banlieue pauvre près de Naples. La mort soudaine de son père laisse l'adolescent avec la difficile tache de prendre en charge sa mère et sa sœur. Enzo est alors confronté à un certain nombre d'événements qui vont lui permettre de tester son intégrité.






Buongiorno notte / écrit et réalisé par Marco Bellocchio (2003)  
Prix du meilleur scénario, Venise 2003
Prix Fipresci - European film awards 2004
Rome, 1978. Jeune terroriste, Chiara est impliquée dans l'enlèvement d'Aldo Moro. Si sa foi dans la révolution l'emprisonne dans les rituels de la clandestinité, elle mène en contrepoint une vie ordinaire. Mais, en conflit permanent avec les autres membres du groupe, elle finit peu à peu par douter du bien fondé de leurs actes.

Un cœur ailleurs / écrit et réalisé par Pupi Avati (2003)
Nello Balocchi est un homme de 35 ans très investi dans ses études, timide et gauche. Son père, un couturier du Pape, attiré par les femmes, l'envoie à Bologne pour enseigner. Il espère que son fils trouvera une épouse afin de donner à la famille, cette descendance si attendue. Arrivé à destination, Nello est logé dans une pension. Il partage sa chambre avec un coiffeur napolitain dont les conseils lui servent d'initiation à l'autre sexe. Mais sa rencontre avec une femme fatale, la femme la plus belle et la plus dévergondée de Bologne, va bouleverser sa vie.




Gente di Roma / réalisé par Ettore Scola (2004)
On suit un bus qui donne à voir des personnages, des quartiers, des histoires de la ville Eternelle. Du travail à la famille, des dialectes aux modes vestimentaires, de la cuisine aux loisirs, des Romains de souche aux émigrés, on feuillette un album empreint d'affection et de causticité.



L'Isola / écrit et réalisé par Costanza Quatriglio (2003)
Turi, 14 ans, peut enfin prendre la mer avec son père, un pêcheur de thons. Sa sœur Teresa, 10 ans, regrette les absences de son frère et entreprend de le rendre jaloux en lui présentant sa nouvelle amie, Margherita. Au rythme de la vie des pêcheurs et de cette île de la Sicile, les deux adolescents vont entrer peu à peu dans l'âge adulte.




Nos meilleures années / réalisé par Marco Tullio Giordana (2003)
L'histoire d'une famille italienne de la fin des années 1960 à aujourd'hui, centrée sur la destinée de deux frères, Nicola et Matteo. Tous deux partagent les mêmes rêves, les mêmes espoirs, les mêmes lectures et les mêmes amitiés, jusqu'au jour où la rencontre avec une jeune fille souffrant de troubles psychiques détermine le destin de chacun.




Le Sourire de ma mère / écrit et réalisé par Marco Bellocchio (2002)
Ernesto est un peintre reconnu, illustrateur de contes pour enfants, séparé de sa femme Irène, père du petit Leonardo auquel il est profondément attaché. Il apprend par le mystérieux Don Pugni, secrétaire du non moins énigmatique Cardinal Piumini, que l'Église veut sanctifier sa mère. Ernesto est choqué par cette nouvelle, non seulement parce qu'il réalise qu'on l'a tenu dans l'ignorance au sujet de sa famille, mais aussi parce que cet événement est en complète opposition avec sa vie d'artiste, d'homme libre et athée. En l'espace de quelques heures, les pressions et les démarches pour qu'il participe au processus de béatification s'intensifient. Les conflits explosent. Le souvenir de sa mère et de son sourire le plonge dans un désarroi qui va le pousser à reconsidérer son passé et à vivre différemment le présent.





Respiro / écrit et réalisé par Emanuele Crialese (2002)
Lampedusa est une île perdue au sud de la Sicile, belle et aride, avec sa mer d'un bleu parfait, sa communauté de pêcheurs, ses bandes d'enfants bagarreurs, ses familles solidaires mais jalouses. La vie y est immuable : aussi rassurante qu'étouffante, aussi charmante que cruelle. Grazia est la jeune mère de deux adolescents et d'un jeune garçon. Fantasque, affectueuse et éprise de liberté, sa personnalité s'accommode mal des conventions villageoises. 



En chantant derrière les paravents / écrit et réalisé par Ermanno Olmi (2003
Sur la scène d'un cabaret chinois, un spectacle chanté et dansé, raconté par un vieux capitaine, illustre l'histoire de la célèbre veuve Ching. La puissance de l'évocation est si intense que les spectateurs sont transportés dans la réalité de la Chine du XIXe siècle. A l'assassinat de son époux, la veuve Ching prend le commandement de ses troupes pour laver son honneur et le venger. Elle écume les mers et n'hésite pas à attaquer les bateaux de l'Empereur qui, pour mettre fin à ses méfaits, lui envoie sa puissante flotte de guerre. Encerclée, la pirate s'apprête à livrer sa dernière bataille ...




La Spectatrice / écrit et réalisé par Paolo (2004)
Turin. Valeria, traductrice, est une jeune femme solitaire et effacée. De sa fenêtre, elle observe son voisin d'en face : Massimo, un homme d'une quarantaine d'années. Il semble aussi isolé qu'elle et n'a l'air d'avoir pour toute compagnie que son chien...




Et pour aller plus loin :

Le blog de l'actualité du cinéma italien, Caro cinema

quelques livres sur la société italienne contemporaine :



14 novembre 2012

cap sur le cinéma italien contemporain

De la fenêtre d'en face, je vois le cinéma italien contemporain depuis les années 2000...

Retrouvez notre sélection de films disponibles dans les bibliothèques de Chambéry :

 Caterina va en ville / réalisé par Paolo Virzì (2004)
Tout juste installé à Rome avec sa famille, Giancarlo pousse Caterina, sa fille de 13 ans, à nouer des relations avec les familles influentes de sa classe. Par peur de décevoir son père, l'adolescente se rapproche de deux filles de notables. Commence alors pour elle un voyage turbulent dans les sphères de la haute société.





Habemus Papam / écrit et réalisé par Nanni  (2011)
Après la mort du Pape, le Conclave se réunit afin d’élire son successeur. Plusieurs votes sont nécessaires avant que ne s’élève la fumée blanche. Enfin, un cardinal est élu ! Mais les fidèles massés sur la place Saint-Pierre attendent en vain l’apparition au balcon du nouveau souverain pontife. Ce dernier ne semble pas prêt à supporter le poids d’une telle responsabilité. Angoisse ? Dépression ? Peur de ne pas se sentir à la hauteur? Le monde entier est bientôt en proie à l’inquiétude tandis qu’au Vatican, on cherche des solutions pour surmonter la crise ...



Terraferma / réalisé par Emanuele Crialese (2011)
Grand prix du Jury à la Mostra de Venise 2011.
Sur l'île italienne de Linosa au large des côtes de la Tunisie et au sud de la Sicile, la pêche traditionnelle est devenue non rentable et fait place au tourisme. Au cours d'un été où îliens et touristes se mélangent, l'île est accostée par des groupes entiers d'immigrés clandestins venus d'Afrique. Les familles de pêcheurs, déclassées socialement à la suite des difficultés de l'économie de la pêche, essaient, non sans mal, de cohabiter avec les nouveaux arrivants. Jeunes et anciens, parents et enfants, se confrontent sur l'attitude à tenir face à la détresse des réfugiés : ne pas leur venir en secours en mer et les dénoncer aux autorités comme la loi les y incite ou respecter les valeurs morales et la solidarité de l'île héritées du travail de la mer.

Amore / réalisé par Luca Guadagnino (2010)
 Dans la propriété des Recchi, riche famille d’industriels milanais, Emma coule des jours monotones, enfermée dans son mariage et son sens du devoir.Au printemps, elle fait la connaissance d’Antonio, surdoué en cuisine et meilleur ami de son fils. Leur rencontre déclenche des passions longtemps réprimées et conduit Emma sur le chemin d’un retour à la vie.





La Pecora nera = La Brebis galeuse / réalisé par Ascanio Celestini (2010)
Nicola, 35 ans, vit depuis l'enfance dans un asile tenu par des religieuses. Dans son cerveau, le monde réel et celui qu'il imagine entrent en collision et génèrent des illuminations imprévisibles...



Le Premier qui l'a dit / écrit et réalisé par Ferzan Ozpetek (2010)
Grande réunion chez les Cantone, illustre famille de Lecce dans les Pouilles, propriétaire d'une célèbre fabrique de pâtes. Tommaso, le benjamin, veut profiter du dîner pour révéler à tous son homosexualité. Mais alors qu'il s'apprête à prendre la parole, Antonio, son frère aîné, promis à la tête de l'usine, le précède pour faire la même révélation.




La prima linea / réalisé par Renato De Maria (2009)
Venise, 3 janvier 1982. Sur le chemin qui le mène vers la prison de Rovigo, Sergio se remémore ses débuts dans la clandestinité, les débats fiévreux et engagés avec ses camarades, puis le passage à la lutte armée au sein de «Prima Linea», l’une des principales cellules terroristes d’extrême-gauche. Il se rappelle surtout sa rencontre avec Susanna, la femme qu’il aime, avec qui il a partagé les mêmes idéaux et qu’il s’apprête à faire libérer dans ce qui fut l’une des plus audacieuses et des plus violentes évasions de ces «années de plomb» ...



Solino / réalisé par Fatih Akin (2002)
Dans les années 60, Romano Amato, sa femme et leurs deux enfants quittent leur village ensoleillé des Pouilles pour s’installer dans la Ruhr où ils ouvrent la première pizzeria de la région. Tandis que Romano s’épanouit dans son rôle de restaurateur, Rosa, sa femme, passe son temps à faire la cuisine et souffre d’un inconsolable mal du pays. Les deux enfants de leur côté, explorent l’étrange monde qui les entoure, Gigi avec enthousiasme, Giancarlo, son frère aîné, plus prudemment. Quand une équipe de tournage prend ses quartiers dans le restaurant, Gigi découvre, ébloui, le cinéma. Quelques années plus tard, Gigi rêve de devenir réalisateur mais travaille avec son frère dans l’établissement familial. La rivalité qui les oppose et le conflit avec leur père autoritaire ne vont pas tarder à faire exploser la famille ...



Vincere / réalisé par Marco Bellocchio (2009) 
Italie, 1907. Ida Dalser, une jeune femme riche et audacieuse, tombe amoureuse d'un jeune homme impétueux : Benito Mussolini. Un fils naît de leur union secrète. Bien qu'elle se soit entièrement sacrifiée pour lui, Mussolini la renie lorsqu'il accède au pouvoir...






Gomorra / écrit et réalisé par Matteo Garrone (2009)
Anatomie de la mafia italienne.
"On ne partage pas un empire d'une poignée de main, on le découpe au couteau." Cet empire, c'est Naples et la Campanie. Gomorrhe aux mains de la Camorra. Là-bas, une seule loi : la violence. Un seul langage : les armes. Un seul rêve : le pouvoir. Une seule ivresse : le sang. Nous assistons à quelques jours de la vie des habitants de ce monde impitoyable. Sur fond de guerres de clans et de trafics en tous genres, Gomorra raconte les destins croisés de : Toto, Don Ciro et Maria, Franco et Roberto, Pasquale, Marco et Ciro. Cette fresque brutale et violente décrit avec une incroyable précision les cercles infernaux de la Camorra napolitaine pour mieux nous y entraîner.


Une Histoire italienne / écrit et réalisé par Marco Tullio Giordana (2008)
Adulés du grand public, Osvaldo Valenti et Luisa Ferida forment un couple aussi célèbre à la ville qu'à l'écran, et font partie des acteurs de 1er plan du cinéma des "téléphones blancs" encouragé par le régime fasciste de Mussolini. Osvaldo et Luisa, parfaits dans les rôles du voyou séduisant et de la femme perdue et sans âme, scandalisent la petite bourgeoisie italienne en incarnant des personnages anarchisants et dissolus. Leur vie privée aussi est dominée par le désordre : cocaïnomanes, ils se livrent à tous les excès et s'adonnent à toutes les passions.





Il Divo / écrit et réalisé par Paolo Sorrentino (2008).
À Rome, à l'aube, quand tout le monde dort, il y a un homme qui ne dort pas. Cet homme s'appelle Giulio Andreotti. Il ne dort pas, car il doit travailler, écrire des livres, mener une vie mondaine et en dernière analyse, prier. Calme, sournois, impénétrable, Andreotti est le pouvoir en Italie depuis quatre décennies. Au début des années quatre-vingt-dix, il avance inexorablement vers son septième mandat de Président du Conseil. Il reste insensible et égal à lui-même face à tout. Jusqu'à ce que le contre-pouvoir le plus fort de ce pays, la Mafia, décide de lui déclarer la guerre ...





Le Caïman / écrit et réalisé par Nanni Moretti (2006)
Bruno, producteur de série B, cumule échec professionnel et sentimental. Au fond du gouffre, il parvient à refaire surface grâce à une rencontre heureuse avec une jeune réalisatrice. Cette dernière lui apporte un scénario : le Caïman. Bruno se rend compte rapidement qu'il s'agit d'une biographie de Berlusconi...





La Fenêtre d'en face / écrit et réalisé par Ferzan Ozpetek (2003)
Rome, 1943 : un apprenti boulanger tue son employeur. 60 ans plus tard, Davide, un vieux monsieur sans mémoire, est recueilli errant par Giovanna et Filippo. Avec son voisin d'en face, Lorenzo, Giovanna décide d'aider le vieil homme à recouvrer la mémoire et percer son secret. Au fil de l'enquête, elle se rapproche de Lorenzo.





à suivre...


6 novembre 2012

De la fenêtre d'en face

En ouvrant la fenêtre, on voit celle d'en face, celle de nos voisins Transalpins. Et dans la lucarne magique du cinéma, on aperçoit une sélection de films contemporains.

Nous sommes partenaires de cet événement en accueillant dans nos murs des photographies de tournages issues de la collection "Cliciak" du centre cinématographique de la ville de Cesena.
Genitori e figli, ragazze et ragazzi nell'ultimo cinema italiano - Parents et enfants, filles et garçons dans le cinéma italien d'aujourd'hui 

L'exposition se tiendra à la médiathèque, salle Mellarède, au 2e étage, du mardi 6 novembre 2012 au 5
janvier 2013.
A ne pas rater :  Mercredi 14 novembre 2012 à 18h00 : inauguration de l'exposition et de la semaine en présence d'Antonio Miraldi, directeur du centre cinématographique de Cesena.

Retrouvez le programme complet sur le site de la ville, et tous nos livres et DVD sur le sujet dans nos murs.
Un petit avant-goût ici : Zoom actu


30 août 2011

Le billet chantant et dansant de Cunégonde de Hauteville

Episode 3. There’s no place like home - le magicien d’Oz

Au palmarès des films cultes aux Etats-Unis, celui-ci tient sûrement le haut du classement : chaque Américain a vu au moins une fois dans sa vie les aventures de la jeune Dorothy au pays d’Oz. Le film est multi-diffusé à la télévision, souvent à la période des fêtes de Noël, et fait partie intégrante de la culture populaire américaine.

Et pourtant son histoire n’est pas un chemin pavé de briques jaunes : la MGM souhaite adapter le roman de Frank L. Baum depuis 1924 et il ne sera finalement réalisé qu’en 1939 !

Trouver l’héroïne qui incarnera Dorothy se révèle tout aussi compliqué : on pense à Shirley Temple, l’actrice-enfant qui fait fureur à l’époque, mais non seulement elle est sous contrat avec la 20th century Fox qui ne veut pas la prêter, mais en plus, c’est une piètre chanteuse…
Le choix se porte finalement sur Judy Garland, déjà en contrat à la MGM. Même si elle est un peu âgée pour le rôle (elle a 17 ans alors que Dorothy est censée en avoir 12 !), c’est une excellente chanteuse et une bonne danseuse.

Pas moins de quatre réalisateurs se succèdent aux commandes du film : la pression des producteurs a raison successivement de Richard Thorpe, George Cukor, et de Victor Fleming, et c’est finalement King Vidor qui terminera le tournage. Ce dernier refusera finalement de figurer au générique, estimant que le mérite revient à Fleming.

Enfin, les Munchkins, petits personnages du pays d’Oz qui fêtent Dorothy qui les a débarrassés de la méchante fée de l’Est, créent moult désordre pendant le tournage, tant sur le plateau que dans les bars de Hollywood…

Teaser :


La chanson phare du film, celle qui symbolise les rêves d’évasion de la jeune paysanne du Kansas qui souhaite connaître ce qui se passe de l’autre côté de l’arc-en-ciel, avait pourtant dans un premier temps été coupée au montage. Finalement réintégrée, elle est devenue le tube que l’on connaît et qui a accompagné Judy Garland pendant toute sa carrière.

Over the rainbow :



La morale du film est explicite : « on n’est bien que chez soi » (there’s no place like home) : toute l’aventure de Dorothy n’était sans doute qu’un rêve …

Séquence « there’s no place like home » :

Joyau hollywoodien de la fin des années 1930, Le Magicien d’Oz brille au firmament du cinéma américain, et on le savoure à chaque fois comme un bonbon acidulé au charme suranné.

Pour déguster :

Le film en DVD : 

La bande originale du film :
Retrouvez ce document dans notre catalogue

Le livre de Frank L Baum:
Retrouvez ce document dans notre collection 

Un article dans la revue le Magazine Littéraire n°486 mai 2009 :
                                            

Cunégonde de Hauteville

3 août 2011

Le billet dansant et chantant de Cunégonde de Hauteville

Épisode 2. Fred et Ginger ou la comédie musicale pétillante et sophistiquée

Dans le billet précédent, nous avons évoqué trop rapidement le duo mythique de la comédie musicale “classieuse” : Ginger Rogers et Fred Astaire. Cette inconséquence va être bien vite réparée !

Première mise au point : non, Ginger et Fred n’étaient pas un couple « à la ville », mais ils ont incarné « à l’écran », le temps de dix films, la quintessence du glamour et de la grâce.
C’est dans les années 1930 que le duo s’est formé et ils vont enchaîner neuf films en huit ans pour la RKO. Ensemble, ils révolutionnent littéralement la comédie musicale hollywoodienne, introduisant dans leurs films des séquences dansées d’une élégance et d’une virtuosité sans précédent. Les chansons sont spécialement composées pour eux par les compositeurs les plus populaires de l’époque (Irvin Berlin, George Gershwin, Cole Porter…)



Extrait de « Sur les ailes de la danse » : 3 minutes de danse virevoltante en une seule prise ! Fred Astaire, très pointilleux, exigeait que ses numéros soient filmés en séquences, le plus souvent possible.


 Le film plus marquant de cette collaboration est sans conteste le film Top Hat, dont le titre traduit en français est « le danseur du dessus ». Le scénario est tout aussi mince que celui des autres films, mais la beauté des séquences de danse dépasse tout ce que le couple a pu réaliser jusque là. Sur la célèbre chanson Cheek to cheek écrite par Irvin Berlin, Ginger arbore une splendide robe toute de plumes cousue. « J’ai vu la robe pour la première fois le jour du tournage raconte plus tard Fred Astaire, et j’étais horrifié de la façon dont elle perdait des nuages de plumes à chaque tour et détour. C’était comme si un coyote avait attaqué un poulet, je n’avais jamais vu autant de plumes de ma vie !


Le « couple » se sépare après une série de semi-échecs et également car Ginger Rogers souhaite à présent s’émanciper, mener une carrière d’actrice et pas uniquement de danseuse.
Elle tournera notamment plus tard avec Cary Grant et la jeune débutante Marilyn Monroe dans Chérie je me sens rajeunir de Howard Hawks en 1952.

Ginger et Fred seront à nouveau réunis, après plus de dix ans de séparation, pour leur dernier film en commun, cette fois à la MGM sous la bannière d’Arthur Freed : le style est très différent mais la classe est toujours là !



Dans un émouvant écho à un film plus ancien de leur carrière, Shall we dance (sur les ailes de la danse), ils reprennent la chanson de George et Ira Gershwin, la très belle déclaration d’amour They can’t take that away from me…


Version 1937 Shall we dance (L’entreprenant M. Petrov)



Version 1949 The Barkleys of Broadway (Entrons dans la danse)



Pour aller plus loin, des films :
1934 : La joyeuse divorcée (The gay divorcee)  

1935 : Le danseur du dessus (Top Hat)

1936 : En suivant la flotte (Follow the fleet)

1936 : Sur les ailes de la danse (Swing time)

1937 : L’entreprenant M. Petrov (Shall we dance)

1938 : Amanda (Carefree)

1939 : La grande farandole (The story of Vernon and Irene Castle)

1949 : Entrons dans la danse (The Barkleys of Broadway)
Un dossier de revue :
Positif N°598, décembre 2010 « Anatomie d’un studio : la RKO » et tout particulièrement l’article « Fred et Ginger, pourquoi eux ? »

Un livre : La Comédie musicale et Fred Astaire / Christophe Champclaux


Cunégonde de Hauteville

Retrouvez le billet précédent de Cunégonde ICI







23 mai 2011

Focus sur le cinéma asiatique : La Trilogie "Le Sabreur Manchot" de Chang Cheh


D’une ampleur sans précédent pour l’époque (budgets conséquents, décors grandioses et chorégraphies époustouflantes), ces films ont transformé durablement les productions de Hong-Kong et auront marqué quelques-uns des plus grands cinéastes actuels (John Woo, Quentin Tarantino ou Tsui Hark, qui réalisera "The Blade", vision personnelle et hommage à la figure du Sabreur Manchot). Une trilogie qui débute en 1967 avec "Un Seul Bras Les Tua Tous", elle se poursuit en 1968 avec "Le Bras De La Vengeance", et se clôt en 1971 avec "La Rage Du Tigre", un dernier volet devenu culte !

Vous pouvez retrouvez cette trilogie dans le catalogue de la Médiathèque Jean-Jacques Rousseau, il vous suffit de cliquer sur les titres ci-dessous.

- "Un Seul Bras Les Tua Tous" - Volume 1
- "Le Bras De La Vengeance" - Volume 2
- "La Rage Du Tigre" - Volume 3 

En attendant, voici un petit extrait :




Retrouvez un autre focus sur le cinéma asiatique : ICI
Sir Hill

17 mai 2011

Le Duke et moi

Parce que c'est John Wayne, parce que c'est le "Duke" : Trois propositions de films avec le grand John!

1) La chevauchée fantastique, John Ford (1939)

Un film qu'on ne se lasse pas de revoir. Tout y est: des scènes magnifiques avec pour décor Monument Valley, une interprétation parfaite et un scénario aux petits oignons. C'est beau, c'est grand !

Extrait en VO Sous-titrée en français



Retrouvez ce film dans le catalogue en cliquant ici 

2) Rio Bravo, Howard Hawks (1959)

Ah, John Wayne, Dean Martin et Angie Dickinson quel trio d'acteurs ! Mais les autres personnages sont tout aussi formidablement interprétés comme par exemple Stumpy incarné par un Walter Brennan en verve ou Colorado par Ricky Nelson ! On vibre, on tremble et on chante avec eux "My rifle, My pony and me"...

Extrait "My rifle, My pony and me"



Retrouvez ce film dans le catalogue en cliquant ici 

3) L'homme tranquille, John Ford ( 1952)

Un retour aux sources vers ses racines irlandaises pour John Ford avec cette comédie de "vrai-faux mariage" trépidante et pleine d'humour. John Wayne et Maureen O'hara sont épatants et forment un couple plus vrai que nature !

Bande annonce en anglais


Retrouvez ce film dans le catalogue en cliquant ici 

- Et pour la bonne bouche, John Wayne parlant de sa relation avec John Ford :



Emmapeel

29 avril 2011

Edward Hopper ou l’Amérique inquiète

« Bien qu’Edward Hopper soit souvent considéré comme la parfaite incarnation de l’artiste américain, son œuvre transcende les limites géographiques par ses sujets poétiques sur la condition humaine. Allant d’un réalisme implacable et franc, basé sur une observation précise, à un point de vue extrêmement personnel et intime, les denses compositions de Hopper proposent un portrait captivant de l’aliénation moderne, de la vacuité et de la solitude.»

C’est par ces propos de Carter Foster, Directeur du Whitney Museum of American Art de New York, que s’ouvre le splendide catalogue de l’exposition qui s’est déroulée cet été du 24 juin au 17 octobre 2010 à Lausanne.


Le catalogue propose de voir et revoir les grandes œuvres de ce peintre américain né en 1882 et mort en 1967. On y découvre également des pièces moins connues. 150 huiles, aquarelles, gravures et dessins sont illustrés, accompagnés de commentaires ; le catalogue propose aussi des essais de plusieurs spécialistes de renom. Cette belle exploration s’adresse à tous.

De quoi patienter en attendant la rétrospective Hopper prévue à Paris au Grand Palais pour fin 2012 - début 2013, qui, je l’espère fera une large place aux passages de E. Hopper à Paris [entre 1906 et 1910].  Période parisienne qui, selon les spécialistes de l’art,  a eu une influence déterminante sur son œuvre.

Pour prolonger…

L’univers de E. Hopper : le portrait d'une Amérique inquiète,  désenchantée et nostalgique, le choix de lieux désertés, de cadrages insolites ou d’éclairages violents est assez proche de celui du cinéaste David Lynch. Lynch disait d'ailleurs qu’avec Pollock et Francis Bacon, Edward Hopper était son peintre préféré et qu'il pouvait passer des heures devant une toile afin d'en capter les mystères et les secrets. Tous deux partagent surtout le même fonds d'images, celle de la "Small town of America" que l'on voit au début de Blue Velvet par exemple.

Bande annonce du film


Et évidemment, quelques ouvrages sur Edward Hopper que vous pouvez trouver dans les bibliothèques ! En cliquant ICI

 Pascale

26 mars 2011

Le billet chantant et dansant de Cunégonde de Hauteville

Episode 1 : il était une fois la comédie musicale ...

Ringarde la comédie musicale ?
Les succès récents sur la scène en France inclinent à penser que non... ou oui, selon les points de vue ! Mais la seule, la vraie, l’inégalée, LA Comédie Musicale est celle produite par Hollywood dès les débuts du cinéma parlant jusqu’aux joyaux Technicolor flamboyants de la MGM dans les années 1950.

Le premier film considéré comme “parlant” était en fait chantant : The jazz singer (Le chanteur de jazz)en1927 offre en effet les premiers effets sonores à partir de l’histoire d’un jeune fils de rabbin qui refuse de suivre la voie tracée par ses parents pour chanter sur scène...



Bien vite, devant les succès des films musicaux, les studios s’emparent de la mine que constituent les spectacles de Broadway pour réaliser des films musicaux aux intrigues ultra-minces mais aux mises en scènes époustouflantes, avec des points de vue audacieux que seul le cinéma pouvait permettre d’atteindre.
C’est le fameux Busby Berkeley et ses mise en scène avec des dizaines de “girls” qui reste en mémoire pour les années 1930. Au cours de ces années de crise économique et sociale pour les Etats-Unis comme pour le monde entier, le cinéma devient le divertissement principal où la débauche de luxe fait oublier sa misère quotidienne.
Un exemple parfait ici avec la séquence du violon de: Gold diggers 1933 (chercheurs d’or de 1933)



Cette façon de filmer en plongée totale (caméra verticale à 90°) est appelée en langage cinématographique “faire un Berkeley”, tellement ce réalisateur a usé (abusé ?) de cette perspective.

Les années 1930 sont les années Fred Astaire et Ginger Rogers, qui tourneront ensemble 9 films, pour la RKO pendant cette période, mais nous reviendrons plus tard en détail sur cette association fameuse.

Les années 1940 et 1950, et “l’âge d’or des studios” voient le flamboiement de l’unité dirigée par Arthur Freed à la MGM et l’éclosion de ces films si caractéristiques aux couleurs éclatantes : les succès sont innombrables et nous détaillerons plus avant certains d’entre eux dans d’autres billets chantants et dansants...

Arthur Freed


Par la suite, si le genre continue à livrer quelques pépites, il ne retrouvera jamais le lustre éclatant qu’il avait connu et nous laisse aujourd’hui comme un charme suranné, un genre désuet dont on fredonne pourtant encore parfois les airs...

Et pour aller plus loin, deux livres :
La comédie musicale / Michel Chion - Jean-Jacques Rousseau, Pôle Arts - 2e étage - 791.436 CHI
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par un spécialiste du son et de la musique dans le cinéma.
ou
La Comédie musicale : du chanteur de jazz à Cabaret / Patrick Brion - Georges Brassens - Etage - 791.436 BRI - Jean-Jacques Rousseau, Pôle Arts - 2e étage - 791.436 BRI
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La voix inimitable du “Cinéma de minuit” (même si là, on ne l’entend pas !) et spécialiste incontesté du cinéma américain.

Une cassette VHS :
le chanteur de jazz, Vidéo fiction - Jean-Jacques Rousseau, Pôle Arts - 2e étage - F CHA VO ANG
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Et pour finir une compilation de succès musicaux :
The Hollywood musical : anthologie de la comédie musicale américaine Compact-disque - Jean-Jacques Rousseau, Pôle Arts - 2e - Espace Musique - 786.2 HOL
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Cunégonde de Hauteville

1 février 2011

A l'abordage !

Quand il fait gris et moche, qu'on a un coup de blues, rien de mieux qu'un film de pirates pour se remettre les idées au beau fixe!

Trois propositions:

1) Pirates des Caraïbes, Gore Verbinski

La trilogie qui a remis au goût du jour le film de pirates avec une touche de fantastique pour le côté moderne: du grand spectacle, enlevé et particulièrement divertissant.

Extrait du film "Pirates des Caraïbes: La malédiction du Black Pearl".







2) Le cygne noir, Henry King
Mais il n'y a pas que Johnny Depp dans la vie, il y a aussi ... Tyrone Power!! Ah la la, Tyrone, il faut le voir bondir, guerroyer ou venir au secours de la flamboyante Maureen O'Hara... Un film qui n'a pas pris une ride où les images en technicolor, les costumes, les scènes de combats sont magnifiques. Bref, du cinoche comme on aime !


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3) Capitaine Blood, Michael Curtiz
Et que dire de ce cher Errol Flynn ... courageux, intrépide, virevoltant capitaine Blood! Beaucoup d'humour et d'action pour ce film à voir en famille. Les scènes de batailles navales sont tout bonnement impressionnantes pour l'époque !



Emmapeel.