14 novembre 2012

cap sur le cinéma italien contemporain

De la fenêtre d'en face, je vois le cinéma italien contemporain depuis les années 2000...

Retrouvez notre sélection de films disponibles dans les bibliothèques de Chambéry :

 Caterina va en ville / réalisé par Paolo Virzì (2004)
Tout juste installé à Rome avec sa famille, Giancarlo pousse Caterina, sa fille de 13 ans, à nouer des relations avec les familles influentes de sa classe. Par peur de décevoir son père, l'adolescente se rapproche de deux filles de notables. Commence alors pour elle un voyage turbulent dans les sphères de la haute société.





Habemus Papam / écrit et réalisé par Nanni  (2011)
Après la mort du Pape, le Conclave se réunit afin d’élire son successeur. Plusieurs votes sont nécessaires avant que ne s’élève la fumée blanche. Enfin, un cardinal est élu ! Mais les fidèles massés sur la place Saint-Pierre attendent en vain l’apparition au balcon du nouveau souverain pontife. Ce dernier ne semble pas prêt à supporter le poids d’une telle responsabilité. Angoisse ? Dépression ? Peur de ne pas se sentir à la hauteur? Le monde entier est bientôt en proie à l’inquiétude tandis qu’au Vatican, on cherche des solutions pour surmonter la crise ...



Terraferma / réalisé par Emanuele Crialese (2011)
Grand prix du Jury à la Mostra de Venise 2011.
Sur l'île italienne de Linosa au large des côtes de la Tunisie et au sud de la Sicile, la pêche traditionnelle est devenue non rentable et fait place au tourisme. Au cours d'un été où îliens et touristes se mélangent, l'île est accostée par des groupes entiers d'immigrés clandestins venus d'Afrique. Les familles de pêcheurs, déclassées socialement à la suite des difficultés de l'économie de la pêche, essaient, non sans mal, de cohabiter avec les nouveaux arrivants. Jeunes et anciens, parents et enfants, se confrontent sur l'attitude à tenir face à la détresse des réfugiés : ne pas leur venir en secours en mer et les dénoncer aux autorités comme la loi les y incite ou respecter les valeurs morales et la solidarité de l'île héritées du travail de la mer.

Amore / réalisé par Luca Guadagnino (2010)
 Dans la propriété des Recchi, riche famille d’industriels milanais, Emma coule des jours monotones, enfermée dans son mariage et son sens du devoir.Au printemps, elle fait la connaissance d’Antonio, surdoué en cuisine et meilleur ami de son fils. Leur rencontre déclenche des passions longtemps réprimées et conduit Emma sur le chemin d’un retour à la vie.





La Pecora nera = La Brebis galeuse / réalisé par Ascanio Celestini (2010)
Nicola, 35 ans, vit depuis l'enfance dans un asile tenu par des religieuses. Dans son cerveau, le monde réel et celui qu'il imagine entrent en collision et génèrent des illuminations imprévisibles...



Le Premier qui l'a dit / écrit et réalisé par Ferzan Ozpetek (2010)
Grande réunion chez les Cantone, illustre famille de Lecce dans les Pouilles, propriétaire d'une célèbre fabrique de pâtes. Tommaso, le benjamin, veut profiter du dîner pour révéler à tous son homosexualité. Mais alors qu'il s'apprête à prendre la parole, Antonio, son frère aîné, promis à la tête de l'usine, le précède pour faire la même révélation.




La prima linea / réalisé par Renato De Maria (2009)
Venise, 3 janvier 1982. Sur le chemin qui le mène vers la prison de Rovigo, Sergio se remémore ses débuts dans la clandestinité, les débats fiévreux et engagés avec ses camarades, puis le passage à la lutte armée au sein de «Prima Linea», l’une des principales cellules terroristes d’extrême-gauche. Il se rappelle surtout sa rencontre avec Susanna, la femme qu’il aime, avec qui il a partagé les mêmes idéaux et qu’il s’apprête à faire libérer dans ce qui fut l’une des plus audacieuses et des plus violentes évasions de ces «années de plomb» ...



Solino / réalisé par Fatih Akin (2002)
Dans les années 60, Romano Amato, sa femme et leurs deux enfants quittent leur village ensoleillé des Pouilles pour s’installer dans la Ruhr où ils ouvrent la première pizzeria de la région. Tandis que Romano s’épanouit dans son rôle de restaurateur, Rosa, sa femme, passe son temps à faire la cuisine et souffre d’un inconsolable mal du pays. Les deux enfants de leur côté, explorent l’étrange monde qui les entoure, Gigi avec enthousiasme, Giancarlo, son frère aîné, plus prudemment. Quand une équipe de tournage prend ses quartiers dans le restaurant, Gigi découvre, ébloui, le cinéma. Quelques années plus tard, Gigi rêve de devenir réalisateur mais travaille avec son frère dans l’établissement familial. La rivalité qui les oppose et le conflit avec leur père autoritaire ne vont pas tarder à faire exploser la famille ...



Vincere / réalisé par Marco Bellocchio (2009) 
Italie, 1907. Ida Dalser, une jeune femme riche et audacieuse, tombe amoureuse d'un jeune homme impétueux : Benito Mussolini. Un fils naît de leur union secrète. Bien qu'elle se soit entièrement sacrifiée pour lui, Mussolini la renie lorsqu'il accède au pouvoir...






Gomorra / écrit et réalisé par Matteo Garrone (2009)
Anatomie de la mafia italienne.
"On ne partage pas un empire d'une poignée de main, on le découpe au couteau." Cet empire, c'est Naples et la Campanie. Gomorrhe aux mains de la Camorra. Là-bas, une seule loi : la violence. Un seul langage : les armes. Un seul rêve : le pouvoir. Une seule ivresse : le sang. Nous assistons à quelques jours de la vie des habitants de ce monde impitoyable. Sur fond de guerres de clans et de trafics en tous genres, Gomorra raconte les destins croisés de : Toto, Don Ciro et Maria, Franco et Roberto, Pasquale, Marco et Ciro. Cette fresque brutale et violente décrit avec une incroyable précision les cercles infernaux de la Camorra napolitaine pour mieux nous y entraîner.


Une Histoire italienne / écrit et réalisé par Marco Tullio Giordana (2008)
Adulés du grand public, Osvaldo Valenti et Luisa Ferida forment un couple aussi célèbre à la ville qu'à l'écran, et font partie des acteurs de 1er plan du cinéma des "téléphones blancs" encouragé par le régime fasciste de Mussolini. Osvaldo et Luisa, parfaits dans les rôles du voyou séduisant et de la femme perdue et sans âme, scandalisent la petite bourgeoisie italienne en incarnant des personnages anarchisants et dissolus. Leur vie privée aussi est dominée par le désordre : cocaïnomanes, ils se livrent à tous les excès et s'adonnent à toutes les passions.





Il Divo / écrit et réalisé par Paolo Sorrentino (2008).
À Rome, à l'aube, quand tout le monde dort, il y a un homme qui ne dort pas. Cet homme s'appelle Giulio Andreotti. Il ne dort pas, car il doit travailler, écrire des livres, mener une vie mondaine et en dernière analyse, prier. Calme, sournois, impénétrable, Andreotti est le pouvoir en Italie depuis quatre décennies. Au début des années quatre-vingt-dix, il avance inexorablement vers son septième mandat de Président du Conseil. Il reste insensible et égal à lui-même face à tout. Jusqu'à ce que le contre-pouvoir le plus fort de ce pays, la Mafia, décide de lui déclarer la guerre ...





Le Caïman / écrit et réalisé par Nanni Moretti (2006)
Bruno, producteur de série B, cumule échec professionnel et sentimental. Au fond du gouffre, il parvient à refaire surface grâce à une rencontre heureuse avec une jeune réalisatrice. Cette dernière lui apporte un scénario : le Caïman. Bruno se rend compte rapidement qu'il s'agit d'une biographie de Berlusconi...





La Fenêtre d'en face / écrit et réalisé par Ferzan Ozpetek (2003)
Rome, 1943 : un apprenti boulanger tue son employeur. 60 ans plus tard, Davide, un vieux monsieur sans mémoire, est recueilli errant par Giovanna et Filippo. Avec son voisin d'en face, Lorenzo, Giovanna décide d'aider le vieil homme à recouvrer la mémoire et percer son secret. Au fil de l'enquête, elle se rapproche de Lorenzo.





à suivre...


6 novembre 2012

De la fenêtre d'en face

En ouvrant la fenêtre, on voit celle d'en face, celle de nos voisins Transalpins. Et dans la lucarne magique du cinéma, on aperçoit une sélection de films contemporains.

Nous sommes partenaires de cet événement en accueillant dans nos murs des photographies de tournages issues de la collection "Cliciak" du centre cinématographique de la ville de Cesena.
Genitori e figli, ragazze et ragazzi nell'ultimo cinema italiano - Parents et enfants, filles et garçons dans le cinéma italien d'aujourd'hui 

L'exposition se tiendra à la médiathèque, salle Mellarède, au 2e étage, du mardi 6 novembre 2012 au 5
janvier 2013.
A ne pas rater :  Mercredi 14 novembre 2012 à 18h00 : inauguration de l'exposition et de la semaine en présence d'Antonio Miraldi, directeur du centre cinématographique de Cesena.

Retrouvez le programme complet sur le site de la ville, et tous nos livres et DVD sur le sujet dans nos murs.
Un petit avant-goût ici : Zoom actu


27 octobre 2012

à suivre : les conférences des Amis des Musées


Les bibliothèques municipales de Chambéry vous proposent une sélection de documents en complément des grandes conférences organisées par l’association des Amis des Musées.

Retrouvez-les dans la bibliographie que nous éditons chaque année et qui est consultable en ligne ici même.
à consommer sans modération...




25 octobre 2012

Retour vers le futur

Alors que Edward Hopper fait l'actualité à Paris avec une exposition au Grand Palais, nous publiions ici même, il y a plus d'un an un billet sur cet artiste.

Retour vers le futur... : Edward Hopper ou l'Amérique inquiète



En complément, cet article : Edward Hopper, le peintre qui aimait les livres.

et la bande annonce : 





Edward Hopper : la bande-annonce par Rmn-Grand_Palais

Quel chantier !


Depuis quelques mois déjà ce blog est en stand-by, en rade, en cale sèche.
Bref, des clous !
Mais on y travaille, retrouvez malgré tout nos nouveautés musique, en attendant des nouvelles plus fraîches...

29 mars 2012

MARDIS DECOUVERTE : "HELL’S KITCHEN" INDUSTRIALISE LE BLUES

La Médiathèque Jean-Jacques Rousseau accueillera le mercredi 4 avril à 16 h, au lendemain de leur concert au "Totem", les furieux et helvètes Hell’s Kitchen.

Savante mixture de racines rurales et de sons indus, à base de percussions et de hurlements fiévreux, ces trois là réinventent le blues pour le meilleur.

Pour découvrir en vidéo :

 

Hell’s Kitchen dans nos collections, cliquez ici

Venez nombreux !
Michel D.

27 mars 2012

Le billet chantant et dansant de Cunégonde de Hauteville

Episode 5 : Singin’ in the Rain




Il fallait bien un épisode à part pour ce monument indépassable de la comédie musicale en particulier et du Septième Art en général, classé 5e meilleur film de tous les temps sur les 100 repérés par l’AFI (American Film Institute).

On réduit bien souvent ce film à sa scène éponyme, où l’on voit un Gene Kelly heureux et sautillant avec son parapluie, malgré les trombes d’eau qui se déversent sur lui. C’est trop court.

Retour sur la genèse d’un film culte :

C’est le décidément inévitable Arthur Freed (voir les épisodes précédents) qui convoqua un beau jour les scénaristes Betty Comden et Adolph Green, ainsi que Gene Kelly et Stanley Donen pour leur demander de faire un film à partir de ses propres chansons. Arthur Freed avait été en effet auteur de chansons dans les années 1930 et la MGM venait récemment d’en faire l’acquisition des droits.

Le point de départ, certes un peu mince conduit pourtant à l’écriture de la comédie la plus flamboyante du XXe siècle, musicale, mais c’est presque un détail tant le scénario original est à la fois drôle et documenté.
Après de nombreuses discussions entre les scénaristes et réalisateurs, c’est l’idée de traiter de la transition du cinéma muet vers le parlant qui est retenue. En 1951, de très nombreux témoins de cette époque épique vivent et travaillent encore à Hollywood, et nos protagonistes ont tout loisir de les interroger. C’est ce que fera Gene Kelly, notamment, avec Buster Keaton, star du muet complètement oublié du 7e art dans les années 1950…


La chanson éponyme n’est presque qu’une anecdote dans le film, un moment de l’histoire, d’autres chansons d’Arthur Freed ponctuent les tribulations de Don Locwood et ses comparses : Would you, You are my lucky star, Good morning, You were meant for me, Makem’ laugh…

Le morceau de bravoure de Gene Kelly fut aussi d’intégrer une gymnaste débutante imposée au casting par Louis B. Mayer en personne. Debbie Reynolds ne savait en effet ni danser ni chanter et Kelly la soumit à un entrainement infernal pour lequel elle sera épaulée en sous main par nul autre que Fred Astaire qui répétait Royal Wedding [Mariage Royal] dans un studio voisin.

Finalement, le résultat n’est pas si mal…

Good morning

Le morceau de bravoure de Donald O’Connor restera à tout jamais celui où il court sur les murs du studio pour faire rire son ami déprimé.

 Makem’ laugh

Parler de Singin’ in the rain sans montrer la scène culte, il fallait oser, je l’ai fait. On l’a vue et revue, on la reverra encore. Pour moi le film est un tout, un moment d’histoire, un monument indépassable.




Cunégonde de Hauteville

Retrouvez le billet précédent de Cunégonde ICI